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Quizz vrai / faux


Faites le point sur vos connaissances sur votre mémoire, le cerveau ainsi que les différentes aides et prises en charge pour les patients et leurs proches


Cerveau et mémoire:


  • Nous n'utilisons que 10% des capacités de notre cerveau.

Faux: Le cerveau représente 2% du poids du corps et pourtant utilise en permanence 20% des réserves d'énergie disponibles. Son activité est faite de fluctuations permanentes d'énergie dans d'immenses réseaux composés de dizaines de millions de neurones. Ses connexions se reconfigurent en permanence au gré des nouvelles expériences que nous faisons chaque jour.

  • Le cerveau ne se renouvelle pas.

Faux: De nouveaux neurones sont formés dans certaines zones "germinales" du cerveau, certes à un taux plus faible chez l'adulte que chez le jeune enfant.

  • On apprend mieux juste avant de s'endormir pour une bonne nuit de sommeil.

Vrai: Un apprentissage soutenu suivi d'une nuit de sommeil de bonne qualité permet une mémorisation solide, plus que si l'apprentissage est effectué le matin.

  • Certaines zones du cerveau sont essentielles pour la mémorisation et le rappel des souvenirs.

Vrai: La région, appelée hippocampe et les zones du cortex temporal interne qui l'entourent sont essentielles pour l'établissement de nouveaux apprentissages de type épisodique, c'est-à-dire : les faits et gestes du quotidien qui constituent les repères dont nous nous servons dans la vie courante.

  • La maladie d’Alzheimer est héréditaire.

Faux : en général, elle n’est pas héréditaire et n’est pas liée à la transmission d’une anomalie génétique. Il existe 1% de cas de forme familiale mais souvent de forme précoce entre 35 et 60 ans.

  • La détection d’une maladie de la mémoire ne sert à rien car il n’y a pas de traitement.

Faux : au contraire, plus on détecte la maladie rapidement, meilleur sera l’accompagnement médicamenteux et non médicamenteux.


Aides et prises en charge

  • Il n’existe aucune aide financière pour les personnes atteintes d’une démence.

Faux : Chaque personne qui a recours à autrui pour les actes de la vie quotidienne peut faire une demande d’allocation pour impotence à l’AVS. Cette allocation est versée au demandeur, indépendamment de son revenu ou de sa fortune.

  • Il faut avoir beaucoup d’argent pour payer l’EMS en cas de placement.

Faux : Même une personne avec un bas revenu peut être placée en EMS. Les prestations complémentaires et la LAPRAMS (loi d’aide aux personnes recourant à l’action médico-sociale), ainsi que l’assurance maladie couvrent les frais d’hébergement en EMS que le pensionnaire ne peut pas couvrir avec son revenu.

  • Si mes parents sont placés en EMS, je devrai payer les frais pour eux.

Faux : Grâce aux prestations des PC AVS/AI et de la LAPRAMS, les enfants ne sont pas tenus de contribuer aux frais d’entretien de leurs parents en établissement médico-social, pour autant qu'ils n'y soient pas astreints par un usufruit ou le bénéfice d'une donation.

  • Si mes revenus ne couvrent pas mes besoins vitaux, je peux bénéficier des prestations complémentaires à l’AVS.

Vrai : les prestations complémentaires sont versées lorsque le revenu d’une personne ne couvre pas ses besoins vitaux.

  • J’ai de la fortune, mais je peux quand même bénéficier de prestations complémentaires à l’AVS.

Vrai : une franchise de 37'000 pour une personne seule et de 60'000 pour un couple est appliquée lors d’une demande PC. De plus, le calcul ne prend en compte que 10% de la fortune comme revenu annuel.

  • Il est très difficile et onéreux de trouver des personnes qualifiées pour une aide à domicile.

Faux : Les Centres médicaux sociaux (CMS) proposent des soins à domicile de qualité par du personnel formé. Infirmières, assistantes sociales, ergothérapeutes et auxiliaires de santé sont une aide précieuse (aide à la douche, aide au ménage, livraison de repas, aménagement du domicile…). La majorité de leurs prestations sont remboursées par l’assurance de base.


Proches aidants :


  • Je ne peux pas partir en vacances, car je dois constamment rester avec mon conjoint qui nécessite une surveillance permanente.

Faux : Il est possible de faire des courts-séjours en EMS, 30 jours par année, au prix de 60.- par jour.

  • Mon conjoint ou mon père/mère a une maladie de la mémoire et refuse tout aide donc je ne peux rien faire.

Faux : Les manifestations de refus peuvent faire partie des symptômes psychologiques et comportementaux liés à la maladie. C’est pour cela qu’une prise en charge globale par un Centre de la mémoire vous apportera un accompagnement ciblé.

  • En moyenne, les proches aidants de personnes âgées investissent 100h par semaine à s’occuper de la personne malade/en difficulté.

Vrai : Ce chiffre équivaut à plus de deux emplois à plein temps ! (Source : AVASAD, Résultats de l’évaluation des besoins de soutien des proches aidants sur mandat du SASH -2012)

  • Beaucoup de proches aidants sont insatisfaits par rapport à leur vie sociale et à leurs loisirs.

Vrai : Même si le lien affectif est la motivation principale de la majorité des proches aidants, il n’empêche que ce rôle dépasse une activité à plein temps. 73% des proches aidants expriment un besoin de répit. (Source : AVASAD, Résultats de l’évaluation des besoins de soutien des proches aidants sur mandat du SASH -2012)

  • Seulement 7% des proches aidants actifs indiquent des répercussions professionnelles et mentionnent un impact sur leur revenu.

Faux : 50% des proches mentionnent ces répercussions. (Source : AVASAD, Résultats de l’évaluation des besoins de soutien des proches aidants sur mandat du SASH -2012)


  • 63% des proches aidants qui s’occupent d’une personne ayant une maladie neuro-dégénérative ont une mortalité augmentée.

Vrai : Bien que le rôle de proche aidant apporte de nombreuses gratifications, ce rôle peut conduire à un épuisement physique et psychique lorsque les limites personnelles ne sont pas respectées. (Source : AVASAD, Résultats de l’évaluation des besoins de soutien des proches aidants sur mandat du SASH -2012)

  • Un proche aidant sur cinq qui s’occupe d’une personne ayant une maladie neuro-dégénérative développe une dépression.

Vrai : La confrontation à la maladie et à ses conséquences peut s’avérer particulièrement douloureuse (changement de rôles, incompréhension, colère, séparation, frustration…).  (Source : AVASAD, Résultats de l’évaluation des besoins de soutien des proches aidants sur mandat du SASH -2012)

  • Les proches aidants demandent facilement de l’aide.

Faux : Pour certains proches, demander de l’aide et en recevoir, est vécu comme un échec et/ou un abandon de la personne malade et peut s’entourer d’un sentiment de culpabilité. Signes avant-coureurs de l’épuisement : irritabilité, fatigue chronique, impatience, retrait et isolement social, prise de distance avec le monde du travail.